Exposition

 

KickArt.

2 et 3 juillet 2016

Parvis de la mairie du XIXe

Place Armand Carrel

Paris.

Exposition, ateliers.

Le projet

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Le futur des images ne viendra donc pas de l’ordinateur mais  des « accidents que la main provoquera (…) Leurs multiples imperfections font mon bonheur ».

CIESLEWICZ Roman, in Roman Cieslewicz, ROUARD-SNOWMAN Margo (dir.), Paris-Londres, Thames & Hudson

Archiviste insatiable, Sista H collecte, découpe, accumule, stocke et classe méthodiquement des images puisées aussi bien parmi les emblèmes médiatiques de son époque et du passé, que parmi les reproductions de chefs d’œuvres de l’histoire de l’art. Par la technique qu’elle emploie, le découpage minutieux, le collage « fait main » et l’iconographie qu’elle explore, des pans entiers de l’histoire de la peinture et du graphisme se télescopent sur une même surface à travers des compositions tour à tour drolatiques, ironiques ou militantes dans une détonante jubilation formelle et chromatique Recyclant les images telles des œuvres? Des objets? Des produits? Elle fait bégayer l’image et nous rappelle qu’à l’époque de l’œuvre d’art et sa reproductibilité technique, chère à Walter Benjamin, l’image traditionnelle se caractérise par l’unicité et la durée, par sa reproduction en série et numérique, par la fugacité et la répétition. Son travail de réappropriation et de détournement, joue ici d’un humour décalé teinté de surréalisme et de Dadaïsme à la Max Ernst, interrogeant l’impact des images dans notre environnement : images qui dictent, interdisent, autorisent ou vendent.

 

La culture de masse est aussi liée aux médias, elle est liée à des choses qui n’ont plus rien à voir avec une culture populaire, au sens de « créée par les gens, par le peuple ». La culture de masse est quelquefois le produit d’un certain nombre d’instruments médiatiques, qui produisent une culture à consommer. C’est un peu différent. Pierre Ardouvin, « Conversation avec Céleste Olalquiaga et Sandra Cattini », dans Eschatologic Park, Les Presses du réel, Dijon, 2010, p.211.

Ses œuvres nous attirent, nous invitent à une première lecture générale puis minutieuse. Ainsi le dispositif de l’installation, la mise à disposition d’outils de regard low-tech, pas de google glass ou autres nouvelles technologies aveuglantes et dépossédantes, les regardeurs sont invités à s’emparer des outils de visions afin de re-composer par leur regard, par leur point de vue, les travaux présentés comme ils l’entendent, comme ils le peuvent. C’est ici tout l’enjeu de cette présentation : se réapproprier le regard et les points de vue, mais surtout se réapproprier la production même des représentions ne retournant plus son smartphone sur son nombril, voire pire… mais en expérimentant la lenteur et la non-immédiateté, en résumé : l’humain.

La lenteur c’est le temps des hommes, la vitesse celui des techniques. Dominique Wolton, Informer n’est pas communiquer, CNRS Éditions, 2009, 140 pages

Marc Brouzeng Lacoustille

 

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29 août 2016

Exposition, pique-nique

Pantin

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